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Le car en passe de concurrencer le train ?

Posted by ardsl sur 8 octobre 2012

Un car Starshipper à Chambéry. Photo : Alain Caraco. Sur la relation Lyon Part-Dieu – Turin, le car a déjà remplacé le train. L’offre routière du TER est complétée par une offre privée depuis juillet 2012.

Dépassé l’autocar ? La législation qui autorise le cabotage sur les liaisons internationales pour les transporteurs devrait lui donner une seconde vie. Eurolines et Mégabus se sont déjà lancés sur le créneau. Mais aussi SNCF qui, avec ses iDBUS, vient concurrencer ses propres trains. Sans compter les considérations budgétaires qui vont œuvrer à la réhabilitation du car dans les transports en région. Explications.

La France ouvre la voie à la libéralisation des bus longue distance

Pendant longtemps, le transport intérieur par autocar sur des liaisons régulières de longue distance était interdit en France. Du coup, il était impossible de prendre un car à Rennes pour se rendre à Paris. Et le client d’un autocar reliant Paris à l’Allemagne n’était pas autorisé à descendre en chemin à Strasbourg. Depuis 2009, la législation a changé et le cabotage sur les liaisons internationales est autorisé pour les transporteurs, à condition toutefois qu’il représente moins de 50% de leur trafic et de leur chiffre d’affaires. L’idée d’une libéralisation totale des dessertes nationales, souhaitée de longue date par les professionnels, avait en revanche à l’époque été retoquée, le gouvernement trouvant le développement du car peu compatible avec le Grenelle de l’environnement. Mais elle pourrait bien ressortir des cartons. Fin 2011, le gouvernement Fillon avait même annoncé le préparation d’un projet de loi en ce sens qui n’a finalement pas été présenté. Cette nouvelle donne crée une concurrence pour les trains SNCF… Et offre une nouvelle jeunesse au car, moins rapide, mais plus économique et susceptible notamment de séduire une clientèle jeune. Un mode de transport jusqu’à présent un peu laissé de côté dans l’Hexagone.

Les transporteurs s’organisent

Acteur de longue date du transport par autocar en Europe, Eurolines, filiale de Veolia Transdev, a été le premier à se lancer sur ce nouveau créneau du cabotage, à l’été 2011, en proposant une desserte française sur ses grands trajets internationaux. Au menu dans un premier temps, des Caen – Paris, Rouen – Paris, Rennes – Paris, Rennes – Rouen, Nantes – Paris et Angers – Paris, dans le cadre de voyages du Grand-Ouest vers l’Europe de l’Est. Eurolines a ensuite multiplié les lancements de lignes (il a demandé 500 liaisons à l’Etat et en a obtenu 230, soit 115 destinations aller-retour). Il prévoit de franchir la barre des 50000 passagers transportés à fin 2012. En avril 2012, Mégabus, filiale du groupe britannique Stagecoach, a lancé à son tour une offensive choc, en proposant des Londres – Paris à partir de 1€, à bord d’une flotte d’autocars flambant neuve. Avec dans l’idée, à terme, de faire de l’ombre à Eurostar, filiale de SNCF à 55%.

SNCF lance sa contre-attaque

De son côté, SNCF n’entend pas rester sans réagir. Pour couper la route à Eurolines et Mégabus, mais aussi pour prendre des parts de marché à la voiture, la compagnie ferroviaire annonce, en avril 2012, qu’elle lancera l’été suivant un service de desserte longue distance par autocar. Quitte à concurrencer ses propres trains… « Nous espérons être prêts pour les Jeux Olympiques de Londres », note Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. « Nous travaillons au lancement d’une offre de qualité, confortable et populaire, sur les trajets internationaux« , explique-t-elle. « Le projet est d’ouvrir un hub à Lille, à partir duquel nous desservirons les grandes capitales européennes : Paris, Londres, Bruxelles et Amsterdam dans un premier temps« . Le 23 juillet, SNCF lance ses iDBUS, une flotte de 46 autocars dotés de places spacieuses, de sièges inclinables et équipés d’une prise électrique, et même d’un réseau WiFi. Les tarifs sont économiques -ils s’échelonnent par exemple de 49€ à 65€FN pour un Paris – Londres. Inquiet de l’arrivée de SNCF sur son territoire et de sa puissance de feu, en terme de publicité et de marketing notamment, Eurolines entend résister grâce à une politique de prix encore plus attractive.

En région aussi, le retour en grâce de l’autocar est programmé

L’autocar est aussi appelé à revenir sur le devant de la scène pour des raisons économiques. Les régions, étranglées budgétairement, vont sans doute être obligées de délaisser les liaisons ferroviaires les moins fréquentées au profit des cars. C’est ce que redoute la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT) qui estime que le train peut et doit rester la référence en matière de transport express régional (TER) de voyageurs. SNCF se prépare à ce scénario. Ce sont aussi des raisons budgétaires qui poussent Vinci et Veolia Transdev à proposer la mise en place de lignes d’autocars express circulant sur les autoroutes. Elles permettraient d’améliorer, à coûts réduits, la desserte des zones les plus éloignées des grandes agglomérations, particulièrement en Île-de-France.

Le nouveau ministre délégué aux Transports est-il favorable au développement de l’autocar comme alternative au train ? Interrogé début octobre 2012, Frédéric Cuvillier déclare : « je n’y suis pas hostile, sous réserve que le critère soit la qualité de service rendue aux usagers. L’objectif est d’irriguer tout le territoire. On ne peut mettre des trains partout si les infrastructures et les conditions économiques ne sont pas satisfaisantes. Le sujet est le même pour les liaisons interrégionales : tout le monde n’a pas besoin du même mode de transport. L’important, c’est de répondre aux besoins de chacun ».

(Avec lesechos.fr).

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SNCF acquiert des bus de luxe « made in Ardèche »

Posted by ardsl sur 28 septembre 2012

À SNCF, un train peut aussi cacher un car. L’entreprise de transport ferroviaire vient de lancer les iDBUS, des autocars longue distance et de haute qualité de services, qui relient les grandes agglomérations européennes entre elles.

Pour y parvenir, SNCF s’est constitué une flotte de 46 autocars. 26 d’entre eux ont été produits par l’Allemand Setra, 20 autres seront livrés d’ici le mois de novembre par l’usine Iveco-Irisbus d’Annonay. Jeudi 27 septembre avait lieu, à l’usine nord-ardéchoise, la livraison officielle du premier iDBUS “made in Ardèche”.

« C’est l’aboutissement d’une année de recherche pour construire et offrir le meilleur service à nos voyageurs », indiquait Maria Harti, directrice générale d’iDBUS. Et d’expliquer le principe des iDBUS : « nous voulions répondre aux attentes des automobilistes d’Europe. Nos cibles ? Les familles, vivant en zones périurbaines des agglomérations européennes, extrêmement dépendantes de leur voiture mais qui ont de vrais problèmes quand le prix de l’essence augmente. Mais aussi les jeunes, qui se déplacent de plus en plus, de plus en plus loin, et souvent en groupe ».

Une alternative à la voiture

Alternative à la voiture, mais aussi moins chers que le train, les iDBUS partent donc à la conquête de la route. « En étant collectif, le voyage devient plus convivial, plus économique et plus écologique », précisait Maria Harti, rappelant « qu’en France, une voiture transporte 1,82 passager en moyenne, soit un taux d’occupation de 40% tandis que la SNCF vise un taux de remplissage de 75% sur des autocars comptant 48 places ».

Autre argument pour SNCF, la qualité et le confort des autocars, notamment dans les 20 Magelys Speed d’Iveco-Irisbus, qui ont été spécialement conçus pour ce type de trajets. « Les iDBUS sont équipés de WiFi, de prises électriques, d’un éclairage particulier, de sièges inclinables, de repose-tête spéciaux », indiquait la directrice générale.

Depuis le mois de juillet, 21 allers-retours quotidiens sont organisés au départ de Paris-Bercy et 12 au départ de Lille-Europe, à destination de Londres, Amsterdam et Bruxelles. Dans les mois à venir, ce service devrait monter en puissance et s’étendre au départ de Lyon (lire).

À terme, SNCF souhaite s’implanter dans d’autres grandes villes européennes. Une aubaine pour les voyageurs mais aussi pour Irisbus, qui pourrait voir son partenariat avec SNCF se développer.

(Avec Le Dauphiné Libéré).

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2011 : un bon cru pour les liaisons TGV entre la Suisse et Paris

Posted by ardsl sur 9 mars 2012

2011 a été une bonne année pour Lyria. La filiale de SNCF et des CFF qui exploite les TGV reliant Paris à la Suisse, a vu son chiffre d’affaires progresser pour atteindre 280 millions d’euros (+ 8%). Au total, plus de 4 millions de passagers ont voyagé sur les TGV Lyria dont 2,6 millions de voyageurs internationaux. Alain Barbey, directeur général de Lyria, qui présentait ce bilan positif à la presse le 7 mars, a attribué en partie ces résultats à la mise en service de la ligne du Haut-Bugey qui permet de relier Paris à Genève en 3h05.

Les chiffres fin février 2012 se révèlent également plutôt prometteurs. Au global, les TGV Lyria ont enregistré une croissance de trafic de plus de 9% en janvier et de plus de 12,6% en février par rapport à la même période en 2010.

La ligne Paris gare de Lyon – Bâle – Zurich a déjà accueilli 125 000 passagers depuis décembre 2011 et la réduction du temps de parcours permis par la nouvelle LGV Rhin-Rhône. Ces TGV transitaient auparavant par Strasbourg et la gare de l’Est à Paris.

Succès des TGV Paris – Genève

Le trafic de l’axe Paris – Genève a progressé de 16% en 2011. La diminution du temps de parcours grâce à la remise en service de la ligne du Haut-Bugey et l’augmentation de l’offre ont séduit plus de 1,13 million de voyageurs.

En 2011, près de 670 000 personnes ont voyagé en TGV entre Paris et Lausanne.

Plus de services à bord des TGV Lyria

En plus du développement de son réseau, Lyria mise sur l’amélioration de ses services pour séduire plus encore les voyageurs en 2012. «Sur notre réseau nous sommes en concurrence ou complémentaire avec l’aérien, nous devons donc fournir des services d’un standing auquel les passagers ont été habitués dans les avions» a confié Alain Barbey pendant la présentation des résultats de son entreprise. Pour répondre à ces attentes, Lyria a développé en décembre 2011 Lyriapremière, un service dédié aux clients internationaux de 1er classe qui permet de bénéficier de nouvelles prestations incluses dans le prix du billets comme un repas froid servi à la place. Autre nouveauté le double accompagnement : dans chaque train, un chef de bord suisse et un chef de bord français sont présents pendant tout le trajet. Ainsi les passagers ne changent plus d’interlocuteur au passage de la frontière et ne souffre pas de la barrière de la langue. Ces initiatives répondent à la nouvelle philosophique de Lyria «priorité au client plutôt qu’au produit».

Amélioration du matériel

Dans le sens de cette volonté, la flotte de Lyria est modernisée. Deux Euro Duplex (TGV dernière génération) sont en circulation actuellement sur l’axe Paris – Bâle – Zurich. D’ici 2014, Lyria devrait avoir six rames de ce modèle qui a une vitesse de pointe de 320 km/h. Elles seront réparties entre les lignes de Zurich et Genève. La filiale de SNCF et des CFF est principalement locataire de ses trains, mais à partir du second semestre 2012, elle aura sa propre flotte. Les rames Lyria (mises en service en 2007) qui circulent actuellement sur la ligne Paris – Bâle – Zurich deviendront sa propriété et seront mises en service également sur les relations Paris – Genève, Paris – Lausanne et Paris – Neuchâtel – Berne. Au total, ce sont 19 rames qui circuleront sur ces liaisons aux couleurs de Lyria.

Projets futurs

Le wifi, testé sur la ligne de Zurich, fera-t-il prochainement partie des services proposés aux voyageurs dans cette optique d’amélioration du confort des passagers ? Alain Barbey a été interrogé sur le sujet. «Nous attendons la décision de la SNCF. Avec notre flotte réduite nous ne pourrions pas assumer les investissements et les coûts techniques seuls. Nous nous alignerons donc sur elle. Mais nous aimerions l’avoir en effet» a expliqué le directeur général de Lyria. À cause de l’homologation des véhicules, un développement vers d’autres pays serait uniquement possible au travers d’un partenariat avec d’autres compagnies comme Thalys et Eurostar. Par contre dans l’Hexagone et la Suisse les horizons sont plus ouverts. Lyria ne rejette pas l’idée de s’étendre un jour vers le Nord, par exemple Lille. «Il y a également comme projet à l’étude de faire passer le train par l’aéroport de Bâle» ajoute le dirigeant. Mais il faudra être patient, s’il aboutit, ce sera pour 2018.

Promotion jusqu’au 19 mars

TGV Lyria lance une promotion printanière au départ de Paris. Jusqu’au 19 mars, l’aller simple, en seconde classe vers Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Neuchâtel, Vallorbe et Zurich, est à partir de 25 €. Cette promotion est également proposée en 1ère classe à partir de 59 €, l’aller simple. Les voyages devront être effectués entre le 1er avril et le 31 mai 2012.

(Avec deplacementspros.com).

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